Départ et Arrivée
Bientôt 3 mois que je suis arrivé en Caroline du Sud 😲 Le temps passe à une vitesse folle, je sais pas qui a appuyé sur le bouton Fast Forward ⏩, mais il va falloir que ça se calme.
Revenons donc un peu sur ce qui s'est passé depuis ces 3 mois. Car ce fut dense.
Le départ
A l'issue du déménagement de l'appartement, direction l’hôtel pour 4 nuits. Ben oui, j'allais pas dormir par terre. Je fais donc au plus simple, ça sera celui juste devant les bureaux aux Carmes, comme ça je traverse la rue et je me trouve au travail (attention, j'ai pas dit "je traverse la rue et je vous trouve un travail" - E.M. Ier, 2018 - ce qui n'a rien à voir).
L'occasion sur ces quelques jours de faire les derniers au revoir. J'avais posé ma journée du mardi avant le départ pour finir le ménage à l'appartement, mais c'était vraiment pour fignoler, le plus gros ayant été fait les jours précédents. Donc l'après-midi, petit tour de la ville et du parc Montjuzet qui me donne un beau panoramique sur Clermont-Ferrand.

Le mercredi, dernier restau avec Thibaut, enfin l'occasion de découvrir Lard et la Manière. Vraiment pas déçu, c'était une chouette soirée. Me voila sur le chemin du retour à l’hôtel, il pleuviote, la chaussée est humide, je passe la Maison Gloria, quand tout d'un coup un grand BLAAAAMMMMM surgit quelques mètres derrière moi. J'ai pas vu la scène, mais j'ai vu le résultat. Le pauvre livreur Uber Eat était étalé au sol, à côté de son vélo, sans bouger. En découvrant la situation, j'imagine le déroulement de la scène en un claquement de doigt : sol mouillé, pavés, livreur Uber, vélo, téléphone à la main pour gérer sa livraison, potelet en fer sur le trajet, freinage d'urgence (encore que j'ai un doute...), dérapage et/ou collision avec le dit potelet, et la suite on la connait. Je m'approche, étant le plus près des lieux, je parle au livreur pour savoir comment il se sent après cette gamelle monumentale, s'il a besoin d'aide ou de secours : pas de réponse, pas de mouvement. Coup de chaud là, moi je suis pas prêt pour des situations comme ça. Je continue à lui parler, et lui attrape la main pour voir s'il peut réagir en serrant la mienne. Après quelques secondes qui me paraissent une éternité, j'ai une réponse dans ma main (ouf), mais toujours pas parole... Un autre passant arrive rapidement sur le lieu : "je vais peut-être appeler les secours". Euh, oui c'est une très bonne idée, il a pas l'air en forme le gaillard à Gaillard (oui, pour les non Clermontois, on se situe au bout de la place Gilbert Gaillard). En attendant les pompiers, le livreur fini par marmonner et remuer un peu, essaie de se relever, mais on l'invite à rester allongé puis assis un moment. Sa seule préoccupation était son vélo et sa livraison. Il récupère son téléphone, prend son vélo en photo, probablement pour déclarer la non livraison de sa cargaison à Uber. Les pompiers finissent par arriver, on leur explique la situation, qu'il est resté par terre un moment sans bouger après une belle chute à vélo, qu'il se plaint de quelques douleurs à la main et au genou. Bon, il est entre de bonnes mains, temps pour moi et l'autre passant de reprendre nos activités normales. A savoir pour moi : rentrer me coucher pour mon avant dernière nuit en France. Super, finalement mon dernier souvenir de Clermont après une super soirée avec mon pote dans un restau sympa, c'est pas cette super soirée, c'est le ramassage de livreur Uber Eat sur la chaussée. Mais bon ça laissera un souvenir peu commun.
Jeudi, veille du départ : enregistrement sur le vol dès l'ouverture. Le billet d'avion étant déjà payé par l'entreprise, je me pose la question d'un surclassement à mes frais. Et j'ai bien fait de regarder : il devait vraiment y avoir personne en classe Business sur ce vol. Le plan de cabine montre un paquet de sièges libres. Puis je vois le prix et je me dis qu'ils ont du oublier un 1 devant, et que c'est "peu cher" par rapport à ceux qui ont acheté le billet probablement plusieurs milliers d'euros dès la réservation. Et ben vas-y, je me dis que 400 euros pour aller aux US en Business, c'est pas un mauvais deal.
Départ à l'heure de Clermont (car oui, à Clermont, y'a pas que les trains en retard habituellement), escale OK à Paris, léger retard au départ de Paris, mais probablement rattrapable sur la durée du vol.

L'arrivée
Atterrissage à Atlanta sans encombre. Voila le moment de passer le poste frontière. Le hall est complètement vide, une grande première pour moi par rapport aux précédentes visites. Je me dirige vers le premier poste disponible : "Passport please?" Puis il voit le visa. "I-129S please?" Je sors finalement les bons papiers un peu stressé avec mon paquet des documents. "No rush, take your time. Do you have another copy of the I-129S? Because I'll keep this one. And you will need to present this document each time you will enter the US". Yes, of course, j'en ai imprimé plusieurs copies.
"OK sir, you are all set! Welcome to the USA! 🇺🇸 "
Next stop, les bagages. Car il faut récupérer ses bagages au terminal international pour les transférer sur un autre tapis pour les vols internes. Bon pour une fois, j'attends mes bagages. D'habitude, ce sont mes bagages qui m'attendent en jouant à la belote alors que je fais la queue pour passer la frontière. Ils finissent par sortir, hop je les attrape pour les déposer 20 mètres plus loin et je file à la sécurité. Passage rapide ici aussi. Direction la porte d'embarquement avec finalement une bonne avance sur l'horaire.
Dernière étape : le mini vol Atlanta - Greenville (~35 minutes). On embarque à l'heure prévue, cool tout se passe comme sur des roulettes aujourd'hui. Et puis bizarre... seulement la moitié avant de l'avion est remplie. Plutôt étonnant, c'est plein à craquer habituellement. Puis ça s'agite entre le cockpit et la porte avec le chef de cabine et des techniciens...
Mesdames et messieurs, comme vous l'avez remarqué, nous avons stoppé l'embarquement, il y a un problème sur la checklist de l'appareil, nous allons peut-être devoir annuler le vol. Nous vous tenons informés d'une minute à l'autre.
Puis, d'une minute à l'autre plus tard :
Mesdames et messieurs, je vais vous demander de débarquer, cet avion ne partira pas aujourd'hui. La checklist indique un problème technique avec l'altimètre, une pièce à priori nécessaire pour pouvoir faire voler un avion (ah ah ah). Nous recherchons activement une solution.
Bon au moins il a de l'humour lui. Bref... rapidement on nous indique qu'un autre avion va être mis à disposition, le temps de l’amener à une porte d'embarquement, de le préparer, embarquement dans environ 1h.
Mesdames et messieurs, rebonjour et re bienvenue à bord. Merci pour votre patience, nous allons bientôt pouvoir décoller direction Greenville.
Après avoir embarqué 2 fois sur le même vol, la fin du trajet se passe sans encombre. Les valises prennent bien leur temps pour sortir du tapis magique où t'as toujours l'impression de jouer à la loterie : sortira ? sortira pas ? vous avez perdu ??? Non aujourd'hui c'est jackpot, les 2 valises sont arrivées !!!
Je trouve mon chauffeur qui m'attend avec son SUV éléphantesque de luxe. Pas de doute, on est bien aux États-Unis. Je comprends mieux la facture du service avec ses $150 pour même pas 4 km jusqu'à la résidence. Certes ils bientôt 22h, et ça passe en note de frais, mais quand même, un Uber aurait fait l'affaire pour beaucoup moins cher. D'ailleurs le lendemain pour revenir à l'aéroport chercher une voiture de location, ça m'en coutera pas plus de $20.

Suite de mon installation dans un prochain article.
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