On lance le processus

Bon, c'est pas le tout, mais jusque là ce n'est qu'une affaire secrète entre les managers des équipes informatiques et moi. Reste à embarquer le service du personnel, des deux côtés de l'Atlantique, qui aura le dernier mot.

Une premier entretien avec mon Partenaire de Développement de Proximité (aka. PDP) a lieu fin juillet, avant les congés du mois d'août. Enfin... les congés de beaucoup de monde, mais pas les miens, qui n'arrivent qu'en septembre. Autant dire que le sujet ne va pas beaucoup progresser d'ici début septembre. Les fondations sont là, en train de sécher, pour bâtir la suite un peu plus tard.

3 septembre : c'est la reprise pour les aoutiens, et le service du personnel me confirme la faisabilité du projet. C'est le soulagement après ces longues semaines de questionnement. Dans l'outil RH, c'est officiel, on lance le processus "détachement à l'international". Juste à temps avant mes vacances !

11 septembre : direction Edinburgh pour 2 semaines de vacances dans un pays merveilleux, l’Écosse. 2 semaines à se promener dans des décors de cinémas, dans le calme (ou le tumulte à certains endroits ! N'est-ce pas le viaduc de Glennfinnan), entre lochs et montagnes. 2 semaines à rouler du mauvais côté. 2 semaines avec des souvenirs pleins les yeux. 2 semaines à se préparer à la vie en anglais. 2 semaines à se dire "bon, au retour samedi, il va falloir annoncer mon départ à papa et maman". Bon en vrai, j'ai surtout essayé de lâcher prise et de profiter des paysages majestueux qu'offrent les Highlands.

27 septembre : fin des vacances, retour à la réalité. Le stress de l'annonce aux parents. Comment vont-ils réagir ? Vont-ils se sentir abandonnés ? Vont-ils accepter mon départ temporaire ? Allez, je me lance :

Bon, parlons de choses sérieuses : papa, maman... je vais déménager... je vais partir en expatriation aux Etats-Unis pour 3 ans...

Il se passe un petit silence, de même pas une ou deux secondes (mais qui me semble durer une éternité), accompagné il me semble d'un "Ah !?" de stupéfaction. C'est à peu près ce à quoi je m'attendais comme réaction. J'imagine que c'est un petit choc pour des parents d'apprendre de leur enfant qu'ils ne le verront plus vraiment pendant 3 ans. Comme je m'y attendais, maman verse sa petite larme. On se rassure, on se dit qu'on fera des appels vidéo, que je reviendrai surement un fois par an. Et puis, que ça peut fonctionner dans l'autre sens aussi : ça sera l'occasion de faire un voyage aux US pour venir me voir et aller se promener quelque part au pays de l'oncle Sam.

Vient la phase où tout s'accélère fin septembre :

  • Présentation du package salariale par le service du personnel et de l'accompagnement pour l'expatriation.
  • Je donne mon Go officiel le 2 octobre, après quoi, plus de retour en arrière possible.
  • Michelin engage les prestataires qui vont m'accompagner pour l'expatriation (papiers, visa, déménagement, logements et voitures temporaires avant le départ et à l'arrivée, puis logement définitif).

Ça y est, c'est le début d'un long fleuve pas tranquille.